Notre charte

L’association a pour objet :
de mener des démarches auprès des différentes instances concernées
• afin que soient pris en compte les besoins fondamentaux des enfants dans les situations de négligence, maltraitance, conflit parental en particulier quand les parents sont séparés, en s’appuyant sur les connaissances actuelles,
• afin que soient reconnues les souffrances induites chez les enfants par les différentes formes de violence physique et psychologique auxquelles il peut être soumis, incluant le déni de son statut de sujet, que cette violence soit d’origine institutionnelle, intra familiale, sociétale ou politique;
-de lutter contre la non reconnaissance des situations d’inceste et d’améliorer la protection des mineurs qui en sont victimes ;
-de proposer des activités scientifiques et des pratiques de terrain visant à prévenir les maltraitances familiales et institutionnelles, à améliorer la protection des mineurs et l’action des professionnels œuvrant dans le champ de la protection de l’enfance.
L’Association souligne que notre société ne prend pas suffisamment en compte ces souffrances tant au niveau de ses pratiques que de certaines lois qu’elle promulgue. Ainsi :
-Il est nécessaire que la loi de Mars 2002 légalisant la résidence alternée soit amendée car, notamment chez des enfants en bas âge, elle entraine des souffrances psychiques importantes qui ne sont souvent pas prises en considération par le milieu judiciaire en dépit de signalements, de bilans psychologiques, et des recherches scientifiques effectuées dans ce domaine.
-Il est nécessaire qu’une attention critique soit portée à l’utilisation du terme de « syndrome d’aliénation parentale », lequel n’est pas validé scientifiquement.
-Il est indispensable que nos connaissances concernant les conséquences des négligences et des maltraitances soient utilisées.
-Il est important que les enfants abusés sexuellement, en particulier dans les situations de séparation parentale, soient rapidement protégés, ce qui n’est pas toujours le cas actuellement, et que la parole de l’enfant puisse être mieux entendue.
-Il est nécessaire que les enfants concernés par les situations de séparation parentale et présentant des souffrances psychiques bénéficient d’une évaluation médicale et psychologique ainsi que du suivi nécessaire même si un des parents s’oppose systématiquement à ce type de suivi et d’évaluation. Ceci inclut la définition de protocoles d’expertises spécifiques et rigoureux sur tout le
territoire national, expertises qui ne devraient être confiées qu’à des praticiens ayant une longue expérience clinique dans le domaine concerné.
– Au titre de l’amélioration de la prise en charge des enfants maltraités, notre action visera l’aboutissement des missions suivantes :
•La possibilité d’exercer une évaluation psychologique et physique de maltraitances, de violences ou de souffrance chez un enfant, quel que soit son âge, ainsi que son suivi psychologique ou somatique par un médecin ou un psychologue avec l’accord d’un seul parent.
La création d’instances pluridisciplinaires spécialisées regroupant des psychologues, pédopsychiatres, représentants de l’ASE et/ou de la Sauvegarde, avocats et juges permettant d’évaluer et de traiter les dossiers  les plus complexes de séparations et divorces contentieux, et de maltraitance.
•La création de cellules d’intervention spéciales pluridisciplinaires (police, psychologues, pédopsychiatre, expert, procureur…) chargés de la lutte contre les violences sexuelles sur mineur, en particulier intrafamiliales.
-L’Association a aussi pour but d’initier des recherches dans le domaine de la protection de l’enfance : par exemple, état des lieux et proposition de traitement des situations de séparations parentales complexes (plus de 50 % des AEMO et une grande impuissance à traiter ces situations) ; évaluation du développement affectif des enfants vivant en résidence alternée ; création expérimentale d’une équipe pluridisciplinaire  de traitement des dossiers complexes  de  divorce/séparation , inceste, etc.
– Les activités visant à aider les professionnels et à améliorer la protection des mineurs s’orienteront plus précisément vers :
• Le recensement des difficultés rencontrées dans ce domaine par les professionnels mais aussi par les particuliers et les associations œuvrant dans ce domaine.
• La constitution d’un rapport analysant ces difficultés et la création de propositions d’amélioration.
• La restitution des difficultés, dysfonctionnements et proposition d’amélioration auprès des instances et personnes concernées.
• La formation et l’information des professionnels œuvrant pour la protection de l’enfance, la création de propositions visant à améliorer leur protection lorsqu’ils exercent leur mission de protection de l’enfance (révision du code de déontologie et de certaines lois…)

 

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